Dans la Grèce classique, il n’existait qu’un seul mot pour désigner l’artisanat et l’art, Technè, preuve de leur profonde connexion.
Cette conception a perduré jusqu’au-delà de la Renaissance, et l’œuvre de Giorgio Vasari, ce grand artiste, critique et homme de lettres humaniste, en témoigne. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, au cours des Lumières, que l’art fut distingué de la technique et de l’artisanat.
En Angleterre, dans la seconde moitié du XIXe siècle, William Morris, fidèle disciple de John Ruskin, s’est beaucoup investi dans le renouveau de l’artisanat. Il croyait que la vérité dans l’art coïncidait avec le travail manuel, et que la beauté artistique était le signe du bonheur et de la liberté.
Dans sa pensée, le travail manuel jusqu’à la Renaissance était un travail intelligent et créatif, tandis que le travail industriel risquait de perdre cette qualité ; au lieu d’être un compagnon utile de l’homme, c’était un fardeau que chacun aurait volontiers voulu s’enlever s’il l’avait pu. Ses idées et le mouvement Arts & Crafts ont conduit au renouveau de l’artisanat artistique, transformant les artistes en artisans et les artisans en artistes, dans le but de les libérer de la domination de l’industrie.
Aujourd’hui, l’entreprise et les collections Oriali fondent leur signification la plus authentique et leur recherche esthétique sur le travail manuel, l’artisanat et l’exclusivité des collections. Elles sont l’expression la plus vraie de l’humanité et de la créativité des personnes, et elles nous sont indispensables.